J'étais franc-maçon

mardi 18 septembre 2007

J'étais franc-maçon

                    Oui, j'ai été franc-maçon pendant quinze années

        et j'ai eu l'insigne Grâce que Jésus vienne à ma rencontre à Lourdes
            avec douceur, alors que je venais d'avoir cinquante ans.

       Ma vie de païen endurci ne laissait pas espérer une telle conversion. 

Voilà plus de dix ans que je soutiens par tous moyens que l'on ne peut pas être à la fois catholique et maçon et je me réjouis d'apprendre qu'un Evêque courageux, Mgr Rey, vient de publier un livre confirmant ce point de vue, qui est celui de l'Eglise Catholique et Romaine: "Peut-on être chrétien et franc-maçon?" (Ed. Salvator): sa réponse est NON sans équivoque ! 

A mon tour, je viens de publier le 18 décembre 2007, un petit livret intitulé "Catholique et franc-maçon: est-ce possible?" Editions Icône de Marie, BP 43, 22160, Callac de Bretagne  tel: 02 96 45 94 25 (site: http://www.iconedemarie.com)

Nous étions tous les deux le 14 mars à 15 h 15 sur la Chaîne Direct 8 à l'émission "Dieu merci" pour parler de cette double appartenance.


Avant de quitter ce site n'oubliez pas de visiter: LIVRES et VIDEOS/DVD (DVD consultables sur le site de l'Icône de Marie) Visitez aussi les commentaires de chaque "petit mot"  

          

mercredi 12 septembre 2007

Lettre ouverte au Président de la République

                                                             Monsieur le Président                             Samedi 12 janvier 2008

Membre de l'UMP, et ayant voté pour vous sans réserve, j'ai beaucoup apprécié votre définition d'une "laïcité positive" au Latran. Dans son édition du 12 janvier (page 10), Le Monde relate la démarche auprès de vous du G.O.D.F le huit du même mois. Selon le Grand Maître, vous vous seriez montré "en retrait" par rapport à vos déclarations romaines, et il annonce d'une part votre prochaine invitation en "tenue blanche" et d'autre part l'ouverture prochaine de France 2 pour la maçonnerie, le dimanche matin.

Etant ami d'Alain Bauer (ancien Grand Maître et démissionnaire de la maçonnerie), vous ne pouvez ignorer, Monsieur le Président, que la maçonnerie soutient une conception laïciste des relations entre l'Etat et les religions, en niant notamment les racines chrétiennes de la France, au mépris de connaissances historiques indéniables. Vous ne pouvez pas non plus ignorer que la maçonnerie n'est pas une religion et qu'elle n'a aucune place au "Jour du Seigneur" sur nos chaînes publiques. Enfin , si vous avez lu "Le crépuscule des Frères" du même Alain Bauer, vous savez que la maçonnerie est un lobby en profond déclin et qu'il n'y aucune raison que vous lui fassiez la moindre concession par rapport à vos convictions exprimées récemment à Rome.

Je ne représente rien qu'une expérience personnelle de quinze années de maçonnerie active, mais je me verrai dans l'obligation morale de renvoyer ma carte de l'UMP si la maçonnerie, qui ne comporte que 140.000 adeptes, obtient les promesses que vous auriez faites à Monsieur Quillardet.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération. Maurice Caillet

 

Bien évidemment Le Monde, mais aussi La Croix ont refusé de publier ma lettre ouverte: c'est cela la démocratie ! Ouest-France et Famille Chrétienne n'ont même pas accusé réception; seuls les journalistes ont le droit d'écrire dans les journaux: c'est l'impérialisme journalistique ! Heureusement qu'internet va faire disparaître ce privilège (faites donc circuler l'information)

Le Chef de cabinet de l'Elysée, Cédric Goubet, m'a répondu: "le Chef de l'Etat m'a chargé de vous remercier et de vous assurer de toute l'attention portée à vos réflexions".

Regardez ci-dessous les commentaires d'un franc-maçon bien connu !!!

mardi 30 mai 2006

Peut-on être catholique et franc-maçon?

                         Catholicisme et philosophie maçonnique: deux paradigmes inconciliables,

                                                      deux conceptions du monde incompatibles.

Le débat n'est pas nouveau, puisque vingt et un ans seulement après la création de la maçonnerie moderne, spéculative, le Pape Clément XII la condamnait par "une constitution valable à perpétuité", condamnation reprise par de nombreux papes, jusqu'à Jean-Paul II (sur proposition de Mgr Ratzinger en novembre 1983). Cependant il a toujours été de bon ton parmi les fidèles et même les écclésiastiques, surtout en France, de faire preuve d'indépendance vis-à-vis de recommandations pourtant motivées du Magistère: le coq gaulois est toujours fier de son indépendance et il ne chante pas seulement dans les basses-cours, mais aussi dans les sacristies! C'est ainsi que l'on a vu le R.P Riquet et Allec Mellor faire l'apologie de la maçonnerie dans les années soixante. Vingt ans plus tard, c'était Mgr Thomas de Versailles qui "flirtait" avec J.J Gabut, Grand Maître de la Grande Loge de france. Et le 9 décembre 1999, on pouvait lire avec effarement la notice "auto-nécrologique" de l'abbé Jean-Claude Desbrosse dans le Figaro, avec tous ses titres maçonniques. Il trouva malencontreusement un soutien posthume de son ancien Evêque, Mgr Le Bourgeois, dans le journal La Croix, contredit très rapidement par son successeur Mgr Seguy du diocèse d'Autun. Depuis, d'autres Evêques français, et non des moindres, ont soutenu le point de vue romain: Mgr Bonfils dans les Nouvelles Religieuses (n°161), Mgr Brincard sur le site internet de son diocèse  du Puy-en-Velay, Mgr Rey de Toulon dans un article de La NEF de décembre 2004, Mgr de Germiny de Blois.

Personnellement, je suis témoin et je ne suis que témoin, mais converti et baptisé à cinquante ans, j'ai été franc-maçon du Grand Orient de France pendant quinze années, et voilà vingt deux ans que je suis chrétien. Etant catholique aussi convaincu et actif que j'ai été franc-maçon militant, je me permets d'affirmer, en dehors de toute interdiction magistrale, malheureusement mal ressentie même par des catholiques pratiquants, qu'il est absurde, philosophiquement contradictoire, de prétendre être à la fois vrai catholique et franc-maçon authentique, quelles que soient les obédiences (mais qui se soucie aujourd'hui du principe de non-contradiction?). Je précise que j'ai fréquenté des maçons de toutes obédiences, notamment en Fraternelle.

Chirurgien gynécologue et urologue, j'ai participé en paroles et en actions dès 1966 à la contraception artificielle, aux stérilisations, à l'avortement, partageant les combats de francs-maçons publiquement connus, comme Lucien Neuwirth, Jean-Pierre Prouteau, Pierre Simon, Henri Caillavet, pour la légalisation et la pratique de ces actes.

De 1970 à 1985, j'ai gravi les grades initiatiques d'apprenti jusqu'au 18° (Chevalier Rose-Croix), j'ai été Vénérable de loge, délégué au Convent(député à l'assemblée nationale annuelle), membre de la Fraternelle des Hauts Fonctionnaires.

Depuis le début de ma conversion en 1984, j'ai témoigné, en de nombreuses occasions, de ma joie d'avoir rencontré notre Seigneur Jésus-Christ, par écrit (cinq livres: cliquez sur LIVRES) et oralement (une soixantaine de conférences: cliquez sur CONFERENCES et une trentaine d'interviews). J'ai la fierté aujourd'hui d'être devenu membre sociétaire de l'Association des Ecrivains Catholiques de langue française, membre du comité d'honneur  de l'Alliance pour les Droits de la Vie et je dispose de ce site-blog sur le réseau internet, déjà visité par près de 40.000 internautes.

Qu'est-ce que la franc-maçonnerie? Officiellement, il s'agit d'une association philosophique et philanthropique, qui, sous sa forme spéculative est apparue au début du XVIII° siècle. Les obédiences sont des fédérations de loges. Dans toutes les obédiences, il existe au moins trois structures parallèles de nature différente.
Une structure que l'on peut qualifier de démocratique, regroupant les ateliers ou loges bleues ou de Saint Jean, qui gère les trois premiers grades d'apprenti, de compagnon et de maître. Tous les responsables, Officiers et Vénérable de loge, Délégué au Convent, membres de Conseil de l'Ordre, Grand Maître et ses adjoints sont élus et non reconductibles au delà de deux ou trois ans. Ces loges font l'objet de déclaration, comme association loi de 1901, auprès des Préfectures, et sont souvent à la une des hebdomadaires avec photo du Grand Maître à l'appui. Il existe à ce niveau une Constitution, des Statuts et une justice maçonnique chargée de règler les conflits entre maçons.
Une seconde structure, initiatique, est beaucoup moins connue, voire ignorée des "profanes": il s'agit des ateliers de perfectionnement, cloisonnés en quatre niveaux, du 4° au 33° grades selon certains rites (REAA), sans communication des ateliers supérieurs vers les inférieurs. Le recrutement d'un niveau à l'autre se fait par cooptation, et la gestion de cet ensemble est assuré par un collège de grands initiés, inconnus des maçons de base et encore plus de la presse, et présidé par un Grand Commandeur élu à vie. Notons au passage cette affirmation pour le moins surprenante d'un "Grand Commandeur" américain, Albert Pike en juillet 1889: "Lucifer le Dieu de la Lumière et le Dieu du Bien lutte pour l'humanité contre Adonaï, la Dieu de l'obscurité et du mal" (cité par J.C Lozac'hmeur). Plus discret, Oswald Wirth, grand initié et initiateur, écrivait dans le "Livre du compagnon": "...le Serpent inspirateur de désobéissance, d'insubordination et de révolte, fut maudit par les anciens théocrates, alors qu'il était en honneur parmi les initiés".
La troisième structure n'a même pas de statut officiel dans les obédiences: il s'agit des fraternelles qui regroupent des maçons selon leur profession ou leurs intérêts, ce qui ouvre la porte à toutes sortes de compromissions et corruptions, d'autant plus que s'y retrouvent des maçons appartenant à des obédiences différentes, qui, publiquement, n'hésitent pas à se lancer des anathèmes, comme celui d'être une maçonnerie "irrégulière"! Pour s'en convaincre il suffit de consulter le site Hiram réalisé par des maçons, écoeurés, qui tentent de contrer ces dérives affairistes.
Enfin, sept maîtres peuvent constituer une loge "sauvage", qui n'a de compte à rendre à personne. J'ai été sollicité pour en faire partie. Il existe aussi des clubs spécifiquement maçonniques, comme les "Clubs des 50", cinquante des maçons les plus influents de chaque grande ville, qui se réunissent dans de grands restaurants.

Tout oppose la philosophie maçonnique et la religion catholique.

1°) Historiquement chacun connaît Saint Pierre, premier Evêque de Rome à qui Jésus a confié son Eglise.
Les origines de la maçonnerie spéculative sont plus discutables; cependant, beaucoup d'historiens admettent que celle-ci a résulté de la transformation de la maçonnerie opérative (bâtisseurs de cathédrales) à Londres en 1717, sous l'impulsion de deux pasteurs, Anderson presbytérien et Désaguliers anglican, influencés en sous-main par le physicien Isaac Newton, hérétique notoire, pratiquant la magie et l'alchimie, et admirateur de Nostradamus et des Lumières ! Du reste, les Constitutions fondatrices, dites d'Anderson (1723) ne mentionnent Dieu qu'une seule fois, dans une tête de chapitre, et jamais la Sainte Trinité, le péché, le salut, la Résurrection, l'Ascension ni la Pentecôte, la venue du Saint Esprit. En France la maçonnerie apparaît dès 1725 avec Montesquieu, et ses membres, nobles, grands bourgeois voire écclésiastiques sont gallicans, c'est-à-dire opposés à la prééminence de l'Evêque de Rome. En tous cas, la FM, qu'elle soit opérative ou spéculative est une résurgence de la Gnose, hérésie dèjà condamnée par Saint Irénée au II° siècle et que l'on retrouve dans tous les ordres initiatiques. 

2°) Les fondements sont
- pour le christianisme, le kérygme, c'est-à-dire l'annonce par des témoins oculaires, dont l'apôtre Saint Jean, de la mort et de la résurrection de Jésus pour notre salut;
- pour la maçonnerie, des mythes, dont le mythe central d'Hiram, architecte du temple de Salomon qui aurait été assassiné par trois mauvais compagnons, ce qui ne repose sur aucune preuve historique, pas plus que la transmission par Saint Jean d'un enseignement secret de Jésus aux ordres initiatiques successifs en passant par les Templiers, pas plus que la transmission des rites initiatiques depuis l'antiquité égyptiennne jusqu'aux francs-maçons modernes, transmission soutenue par le franc-maçon et talentueux romancier Christian Jacq. Rappelons qu'entre la mort de Saint Jean et l'apparition des Templiers près d'un millénaire s'est écoulé, sans qu'un historien ait trouvé trace d'une relation entre eux.   

3°) Les principes de base sont aussi opposés.
- Le christianisme est une religion révélée par Dieu lui-même, d'abord à Moïse, puis en et par Jésus le Messie, et il comporte un certain nombre de dogmes, inclus dans le Credo, qu'un catholique bien formé et convaincu ne peut contester sans renier sa Foi (Dieu trinitaire, Incarnation, Résurrection, Ascension, Immaculée Conception, Assomption de la Vierge Marie). L'Eglise affirme détenir la Vérité sur les relations entre Dieu et l'Homme. Enfin, le chrétien compte plus sur la Grâce miséricordieuse de Dieu que sur ses propres oeuvres pour accéder au salut.
- La Franc-maçonnerie prône une philosophie humaniste consacrée à la recherche de la vérité, mais qu'elle estime inaccessible. Elle rejette tout dogme et soutient le relativisme:
. relativisme religieux qui met toutes les religions sur le même plan, alors qu'elle s'érige au-dessus d'elles, dès 1723, comme "centre de l'union" (indifférentisme);
.relativisme moral, aucune règle morale n'étant pour elle d'essence divine et donc intangible: sa morale évolue au gré du consensus des sociétés, ce qui ressort également du naturalisme: "En toutes choses, la nature ou la raison humaine doit être maîtresse et souveraine"(Léon XIII dans son encyclique mettant à jour la maçonnerie qu'il qualifie de secte). En quelques mots et toutes obédiences confondues, c'est l'indépendance de l'Homme vis-à-vis de Dieu et la négation de tout phénomène surnaturel: c'est la cité terrestre de Saint Augustin..."l'amour de soi porté jusqu'au mépris de Dieu". Entous cas, c'est le refus de tout phénomène surnaturel: théophanies, apparitions, miracles.

4°) Les enseignements
- dans l'Eglise Catholique sont accessibles à tous; il n'y a pas d'enseignement secret, n'en déplaise à Dan Brown et aux gnostiques: Catéchisme, comptes rendus des Conciles, Encycliques destinées aux Evêques et cependant divulguées urbi et orbi;
- dans la franc-maçonnerie une formation ésotérique, secrète est donnée aux initiés selon leur grade, qui révélerait progressivement les mystères cachés par les dignitaires de la religion exotérique que serait l'Eglise apostolique et romaine (et pourquoi les Eglises orthodoxes et protestantes dissimuleraient-elles les mêmes mystères, alors qu'elles ont longtemps combattu l'Eglise romaine?). Tous les rituels font miroiter aux yeux des initiés la "Connaissance" d'une soi-disant "Tradition primordiale" préhistorique et d'une "Lumière", qui au mieux est celle d'une meilleure connaissance psychologique de l'initié par lui-même, mais en aucun cas celle de la Transfiguration au Thabor ou celle d'un Saint Séraphin de Sarov en présence de Motovilov.

5°) La conception de Dieu est profondément différente:
- pour un chrétien, Dieu est un être personnel, trois personnes en une, mais un Dieu-personne entretenant une relation d'amour avec la créature humaine: c'est du théisme;
- pour un FM, ce peut être au mieux le Grand Architecte de l'Univers, Dieu abstrait, mais c'est seulement le "Créateur-maître horloger" comme le désigne le pourtant pasteur Désaguliers et plus tard Voltaire, initié sur le tard: c'est du déisme. Ce GADLU n'intervient pas dans les affaires des hommes.

) L'eschatologie, les fins dernières 
- dans le christianisme, c'est la Vie Eternelle, accordée par grâce, dans une adoration et une louange sans fin, face à face amoureux avec le Seigneur;
- dans la franc-maçonnerie, c'est le "passage à l'Orient éternel", espérance de l'abbé J.C Desbrosse, qui échappe à toute définition ou description, hormis le respect des initiés vis-à-vis de leurs défunts.

) Le perfectionnement de l'Homme
- pour le chrétien, consiste, avec la grâce de Dieu et les sacrements, à s'acheminer vers la sainteté, dans l'imitation de Jésus Christ, l'humilité et la charité;
- pour le FM, c'est l'élitisme des initiations successives, forme d'animisme (selon René Guénon et Mircéa Eliade), et la recherche du bien qui n'est nulle part précisé, puisque la morale évolue, dans la sincérité qui, chacun le sait, n'est pas synonyme de vérité: le FM est un self-made man. Cela rappelle le pélagianisme combattu par Saint Augustin.

) La relation avec les autres religions   
- pour le catholique, c'est un respect des croyants des autres religions, dans la tolérance due aux personnes qui n'ont pas encore été éclairées par l'Esprit Saint, mais dans la préservation jalouse de la doctrine de l'Eglise, transmise aux Apôtres et leurs successeurs; c'est le véritable esprit de la rencontre d'Assise de 1986;
- pour le FM, c'est une tolérance générale vis-à-vis de toutes les croyances et philosophies, avec un goût prononcé pour le syncrétisme, c'est-à-dire la combinaison peu cohérente de différentes doctrines spirituelles: c'est aussi la Gnose, subversion de la vraie Foi, affadissement du sel de la terre!  

9°) La relation au corps et au plaisir   
- pour le catholique n'a pas été puritaine, sauf pour les Cathares et les Jansénistes, et elle ne l'est pas dans les écrits du Saint Père, Jean-Paul II, qui célèbre l'acte conjugal comme un "véritable acte d'adoration", mais le corps et les sens doivent rester soumis à la conscience et à la loi morale et subordonnés à l'amour véritable;
- pour le FM, elle doit être d'une liberté totale entre adultes consentants; cet hédonisme a conduit la franc-maçonnerie à promouvoir toutes les lois favorisant le divorce, la contraception, l'avortement, le PACS, les manipulations embryonnaires et bientôt la dépénalisation des drogues dites douces, ainsi que la légalisation de l'euthanasie: "c'est tout le concept de famille qui en train de basculer" selon le pronostic du Docteur Pierre Simon (De la vie avant toute chose; Ed. Mazarine 1979).

Conclusion  

Le catholique ne doit pas se laisser séduire par les idéaux maçonniques, qui sont ceux de notre République: liberté, égalité, fraternité, qui n'ont pas le même sens dans l'esprit d'un chrétien et d'un FM.
La liberté, pour un chrétien, est un moyen, un instrument accordé par Dieu à l'Homme pour aller vers le Bien et l'amour. Pour un FM c'est un but sans fin, qui doit abattre tous les tabous et tous les interdits de la morale naturelle.
L'égalité, pour les chrétiens résulte du fait qu'ils sont tous fils d'un même Père et frères et soeurs de Jésus.
Pour un FM, c'est une illusion puisqu'il distingue profanes et initiés et, par ailleurs les FM eux-mêmes en 33 grades bien étanches.
La fraternité chrétienne est universelle et celle des FM se limite ou se concentre sur le cercle restreint des initiés, tout en aspirant à l'avénement d'un gouvernement mondial...dirigé par les initiés, bien entendu! 

Mgr Girotti vient de rappeler la condamnation romaine de 1983: le catholique qui appartient à une organisation maçonnique est "en état de péché grave" et "ne peut accéder à la Sainte Communion" (Le Figaro du 5 mars 2007). Du reste aucun texte des Pères de l'Eglise ne suggère l'intérêt spirituel pour un baptisé de se soumettre à une quelconque initiation; Saint Irénée, par contre, dans son "Traité des Hérésies" combat la Gnose qui tentait déjà de corrompre la vraie Foi.

En 1936, lors de leur première rencontre à Chateauneuf-de-Galaure, Marthe Robin, grande mystique, déclara au Père Finet que "parmi les erreurs qui allaient sombrer, il y aurait le communisme, le laïcisme et la franc-maçonnerie"* Le communisme n'a déjà plus beaucoup d'avenir. Prions donc pour la conversion des FM qui, souvent de bonne foi, sont dans l'erreur et les ténèbres, alors qu'ils croient avoir reçu la Lumière.

                                La Lumière qui éclaire tout homme c'est Jésus le Christ

                                                               ce n'est pas Lucifer!                             Maurice Caillet

* in Raymond Perret, "Prends ma vie, Seigneur" p.139, chez Desclée de Brouwer

Prière: Père infiniment bon, tu vois dans le secret des coeurs et des loges; tu sais que beaucoup de francs-maçons, égarés par une philosophie trompeuse, recherchent de vaines vérités; libère-les, Seigneur, des esprits qui les abusent; que l'Esprit Saint, l'Esprit de vérité, investisse leur intelligence et leur coeur et leur révèle la Vérité prime et ultime, l'Alpha et l'Oméga: ton fils, Jésus le Christ, sa vie, son enseignement: la Bonne Nouvelle de ton Amour. Maurice.Caillet

 

 

 

 

 

 

     

dimanche 28 mai 2006

La franc-maçonnerie: une secte?

Article paru dans Permanences n°430, avril-mai 2006

Comdamnée par Clément XII dès 1738, puis par Léon XIII en 1884 (Humanum Genus), "la secte des francs-maçons" est largement présente dans les institutions de la III° République dont la politique laïciste conduit à la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905. Depuis une dizaine d'années, l'influence maçonnique dans les arcanes du pouvoir fait régulièrement la "une" des hebdo. Ascendant idéologique ou pouvoir occulte? Secte ou pas secte? Maurice Caillet, ancien Vénérable du Grand Orient de France, répond à ces questions.

Lorsque j'observe, avec le recul, ce que j'ai vécu pendant quinze ans dans les loges, je serai tenté de blanchir ces organisations philosophiques et philanthropiques de cette accusation et l'UNADFI ne me déméntira pas, qui est présidée par Catherine Picard, membre de la Grande Loge Féminine! En effet, l'organisation des loges de base qui gèrent les trois premiers grades (apprenti, compagnon, maître) est démocratique: élection des officiers et vénérable, comme du Grand Maître, pour une durée limitée à deux ans, déclaration à la Préfecture selon la loi de 1901; peu d'enseignement obligatoire, en dehors de la signification des rituels d'initiation; liberté d'expression en loge; cotisation raisonnable; démission prévue par les statuts.
Cependant, il ne faut pas oublier les origines, qui ramènent à l'ancienne définition théologique d'une secte: fondée par deux Pasteurs anglican et presbytérien, Anderson et Désaguliers, inspirés par le chrétien hérétique, Isaac Newton, la maçonnerie spéculative apparaît comme "un groupe de personnes qui ont une même doctrine au sein d'une religion" (Petit Robert): conception déiste de la divinité, rejet des dogmes et de la Révélation, prétention à se placer au-dessus de toutes les religions, origines mythiques et non kérygmatiques (légende d'Hiram).

De plus l'obligation du secret et de la participation à une réunion bimensuelle, les rituels stéréotypés entraînent selon le psychologue Janis une "pensée groupale" ou "pensée moutonnière", qui limite insensiblement l'esprit critique. Le désir d'accéder aux plus hauts grades amène l'adepte à se conformer aux idées dominantes, c'est-à-dire celles des maîtres qu'il suppose plus avancés que lui sur le chemin initiatique. Admis dans le système des Hauts Grades, jusqu'au 18°, j'ai pu constater la disparition de l'élection au profit de la cooptation, l'étanchéité entre les grades, l'ignorance des desseins des 33°, dont le Grand Commandeur, nommé à vie, qui n'hésite pas, comme Albert Pike, à prôner la vénération de Lucifer, Dieu du bien et de la lumière, face à Adonaï, dieu du mal et des ténèbres. Nouvelles hérésies!

Il faut ajouter les Fraternelles, que j'ai fréquentées, en l'occurence la Fraternelle des hauts fonctionnaires, Fraternelles qui regroupent des maçons de différentes obédiences et d'activités socio-professionnelles identiques, mais qui n'ont même pas de statut officiel au regard des obédiences, et où se nouent des alliances secrètes...et les loges sauvages non répertoriées, constituées d'au moins sept maîtres.

Si l'on considère les principes, ceux-ci sont séduisants voire séducteurs: liberté, égalité,fraternité, tolérance. Mais encore faut-il regarder ce qui se cache derrière les mots. La liberté, pour un chrétien est un moyen donné par Dieu à l'homme pour aller vers le bien; pour un maçon, c'est un but sans fin, destiné à assouvir son désir de jouissance, son hédonisme; en principe cette liberté maçonnique s'accompagne du respect d'autrui, mais que font-ils du respect de l'embryon dans le cas de l'IVG et des manipulations scientifiques qu'ils ont fait voter, et du respect de l'handicapé et du vieillard dans le suicide assisté et l'euthanasie qu'ils proposent: s'agit-il d'un humanisme sans humanité?
L'égalité chrétienne tient au fait que nous sommes enfants du Père, frères et soeurs du Fils, dans la diversité des dons et charismes. L'égalité maçonnique, qui va jusqu'à un égalitarisme utopique, est aussi un leurre, puisqu'il y a une barrière entre les profanes et les initiés et qu'à l'intérieur même des obédiences il y a jusqu'à trente-trois grades, étroitement cloisonnés. La fraternité chrétienne ou charité est universelle et va jusqu'à l'amour de nos ennemis. La fraternité des maçons se limite bien souvent à une solidarité entre "frères" parfois au mépris des lois de la République, qu'ils ont appelé de leurs voeux. La tolérance est aussi en priorité à usage interne, car l'animosité contre l'Eglise de Rome et son magistère est manifeste dans toutes les obédiences, même celles qui se prétendent spiritualistes.

Sur le site de l'ADFI, on trouve cette définition des sectes qui semble bien s'appliquer ici: "organisations spécialisées dans la mise sous dépendance dont les objectifs réels sont très éloignés de leurs thèmes de séduction".

samedi 12 novembre 2005

2005: séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat ?

Lettre ouverte aux français

Maurice Caillet


1905 - Séparation de l’Eglise et de l’Etat

2005 - Séparation de la Franc-maçonnerie et de l’Etat ?
Ou faudra-t-il attendre encore un siècle ?
12 novembre 2005
/...

(Article de Maurice Caillet paru dans l'Homme Nouveau du 12/11/2005) Il est temps que nous prenions conscience que le pouvoir qui nous est donné par la Constitution française est utilisé et détourné par des minorités agissantes que le franglais nomme lobbies ou groupes de pression. Je ne veux pas parler des puissances économiques et financières qui sont dans leur rôle naturel d’infléchir le politique à leur profit, ni de minorités aussi bruyantes qu’elles sont moins nombreuses. Je veux parler de la franc-maçonnerie qui va célébrer cette année le centenaire de sa victoire sur la « calotte » par la séparation de l’Eglise et de l’Etat, avec l’aval des autorités de notre République. Certes, Jésus nous a dit de « rendre à César ce qui est à César », et il est bon que le politique et le spirituel soient distincts, car les religions ne peuvent que se corrompre dans l’engagement politique direct, alors qu’elles s’honorent de rappeler les autorités civiles à leur devoir vis-à-vis de la morale naturelle et universelle, qui n’est pas une morale à géométrie variable, comme celle que propose la maçonnerie depuis les Constitutions d’Anderson (1723). Et la laïcité à la française a eu et pourrait avoir des mérites pour l’unité de la nation et l’intégration des immigrés, si elle s’accompagnait d’une véritable neutralité philosophique, de la part de nos dirigeants. Or nous allons voir que ce n’est pas le cas, loin de là...

Lire la suite

1 2 >